LE MASQUE D'UNE VIE.
J'avais terminé ma journée de travail depuis quelques minutes et je marchais, sans but, dans Paris. Il pleuvait et les gouttes d'eau effaçaient petit à petit le masque blanc qui recouvrait mon visage. J'avançais seul dans de nombreuses ruelles désertes et grise aux immeubles délabrés, déçu par le maigre revenu de mon emploi.
Au loin j'entendais des enfants rire en courant sous la pluie et je me sentais nostalgique de ces belles années de joies et d'innocenses. A la tombée de la nuit je me retrouvai finalement devant l'immeuble où je louais une chambre, mais je n'y entrai pas... je m'assis simplement sous le porche, à l'abri, et restai là des heures durant, bercé par mes souvenirs.
J'avais réalisé mon rêve d'enfant, celui de devenir comédien. ça m'avait plutôt bien réussi de faire parti d'une troupe. A l'époque j'étais un homme heureux et je gagnais convenablement ma vie. Et puis il y a eu cette fille... Elle qui est entrée dans ma vie et qui a pris tant de place dans mon coeur.
Toujours souriante, les yeux pétillants de bonheur... Elle dégageait de la joie tout autour d'elle. Qand elle passait près de moi je me sentais comme rempli d'énergie positive. Elle éclairait mon chemin. Elle était l'étoile de mes nuit et le soleil de mes jours. Je l'aimais. La première fois que je l'avait vue elle m'avait boulversé. Elle était là, sur scène, dans une robe rouge. Elle avait tous les regards rivés sur elle. Elle était éblouissante.
Oui... j'étais épersumment amoureux de cette fille. Chaque jour que l'on passait ensemble me rendait plus heureux. Les soirs de spectacle je ne jouais que pour celle qui rendait ma vie merveilleuse. Et puis ,un jour, elle s'est éteinte. ça lumière n'était plus, son sourire avait disparu et ses yeux ne faisaient naître que des larmes. Depuis là il ne s'écoula pas beaucoup de temps jusqu'à ce qu'elle parte pour toujours.
Alors tout devint obscure autour de moi. Ma raison d'être n'était plus. je me laissais sombrer dans le noir sans me débattre. Je me terrai, seul et malheureux, en refusant d'accepter et d'oublier. Non! je ne voulais surtout pas oublier. Je voulais la voir à jamais en face de moi.
Très vite mon nom se perdit. On pensait que j'étais mort, ou que j'étais partis pour un voyage éternel. Quoi qu'il en soit, après une année, je ne fus plus qu'un lointain souvenir. Le monde m'avait effacé de son histoire, m'avait fait disparaître... tout comme elle... mon aimée.
Mais à celà s'ajoutèrent d'autres problèmes. Comme je ne travaillait plus l'argent se vidait de mon compte sans que rien n'y entre et je fus bientôt obligé de quitter mon appartement. A la place je louai cette chambre dans ce quartier lugubre. Mais pour pouvoir payer le loyer, bien qu'il soit généreux, il fallait que je recommence à jouer. Il fallait que je réaparaisse aux yeux de tous ceux qui m'avaient retiré de leur mémoires, que j'intérpréte un personnage joyeux ou triste, que je dépasse mon déséspoir... et j'en étais incapable! J'avais perdu la faculté de sourire. Je ne savais plus faire semblant d'être heureux. Et si je ne savis plus faire semblant je ne pouvais plus exercer mon art. Et c'était la seule chose que je connaissais. Le théatre s'était toute ma vie. Et sans lui je n'étais rien...
des semaines passèrent, et vint ce jour tant redouté où je n'avais m^me plus de quoi dédomager mon hôte. J'avais peur de finir à la rue alors, à contre coeur, je sortis de chez moi à la recherche d'un emploi quel conque. A la fin de la journée je n'avais rien trouvé. Personne n'avait besion de mes services. Pourtant je savais ce que je ferait le lendemain. J'avais trouver une raison de sortir de mon lit le matin, et rien que pour ça j'étais fier de ma journée.
Le jour suivant je ressortis d'un vieux sac oublié au fond d'une armoir, un costume entièrement blanc. Je le mis et me peignis le visage et les mains de la même couleur. Puis je sortis et je marchai jusqu'au centre ville. Une fois sur place je posai un chapeau à mes pied , pris une pose, et fis ce la seule chose que je savais encore faire: Ne plus bouger pendant plusieurs heures. Très vite des enfants, des jeunes gens et même des personnes plus agées s'aglutinèrent autour de moi, curieux de voir cet homme codtumé à l'air triste qui ne faisait aucun geste.
Ils se demandaient tous comment je faisais pour tenir ainsi, alors que pour moi s'était si simple... C'était comme tous les autres jours que j'avais passé seul. je n'avait envie de rien. Plus personne ne pouvait me redonner la joie de vivre. Personne ne pouvait me faire rire maintenant qu'elle n'était plus avec moi. Plus rien n'avait de sens sns elle. Et pourtant je ne voulais pas mourir. J'avais peur de la mort, peur de la suite... Et si je ne la retrouvais pas après? Et si je ne me souvenais plus de son visage une fois la haut? Mourir n'aurait servi à rien. Car je voulais me sentir attaché à elle même sans la voir. Je refusais de m'en séparer. De me séparer de ma mémoire. Elle se tenait en face de moi à chaque minute, à chaque seconde de mon existance. Je pouvais encore sentir son odeur, ses mains me carresser le visage, entendre sa voix me murmurer des choses à l'oreille. elle me manquait tant...
En fait, mon travail me laissais tout le temps que je voulais pour penser, réfléchir, me souvenir ou me morfondre, et il n'aida en rien à ma guérison. Au bout de trois jours je e remarquai plus la foule qui m'entourait et j'étais en mesur de payer ce que je devais. Mais j'étais toujours aussi dépressif... Et puis, par ce jour de pluie, alors que j'étais perdu dans mes rêves, pour la première fois depuis deux longues années, je vis de la lumières. Et c'est à lui que je dois tout. A cet enfant qui s'était arrêter en face de moi et qui me regardait fixement:
<< Maman, c'est un vrai ou c'est un faux?
- vas voir, lui avait-elle dit >>
Je persevais leurs paroles sans le vouloir et j'en étais étonné. Depuis bien lontemps déjà je n'entendais plus rien de ce qui se passait autour de moi...
<< Je pense qu'il est vrai, dit l'enfant.
- Et pourqoi donc, répondit sa mère?
- parce que les statues ne peuvent pas être triste, et lui il à l'air très malheureux. Il doit se sentir seul abandonné sur le trottoir...
-Ne dit pas de sottises. Ce monsieur travaille. Aller viens. Nous rentrons. >>
Mais l'enfant ne voulais pas. Il me pris par le bras:
<< bonjour monsieur statue! >>
Sa mère l'empoigna très génée:
<<excusez nous monsieur. Aurevoir. >>
et ils s'éloignièrent. Je les regardais s'en aller. jusqu'à ce jour, personne n'avait encore réussi à me faire réagir à un son, à une personne ou a une chose. personne n'avait réussi à attirer mon attention. Et cet enfant l'avait fait.
je pensais que peut être j'étais sur la voie de la guerison quand je vis l'enfant se retourner et me regarder encore une fois. Chose faite il tira la manche de sa mère les yeux triomphants:
<< cette fois je suis sur qu'il est vrai!
- et comment peux- tu en être si certain?
- Il a sourit!
FIN
texte rédiger par: Moi! ^^